Crush musical : Grenade et Babouche

 
Toutes les deux originaires de province, débarquées sur la capitale à la vingtaine, leur carrière prend son envol depuis 2017. Je veux parler de Clara Luciani et de Flora Fishbach. Le sous-titre ne laissait pas tant de place à la surprise…
 
La première a sorti un album début avril 2018 intitulé Sainte-Victoire tandis que Fishbach a sorti en 2017 A ta merci. Depuis, les deux envahissent toutes mes playlists Spotify et ce n’est pas près de s’arrêter.
 

 
Je pourrais juste balancer ce lien et cela suffirait surement à vous convaincre d’écouter Fishbach mais je suis bavarde… Alors approfondissons mon obsession musicale pour ces deux artistes.
 

Des références musicales bien stylées

 
Nées toutes les deux au début des années 90, elles avaient l’opportunité du choix pour s’inspirer et créer leur propre univers. Clara Luciani se revendique autant de Patti Smith que de Nico mais également de Françoise Hardy. Des influences très orientées rock et années 60. Flora Fishbach est davantage comparée à Catherine Ringer et Desireless, du fait de ses envolées colériques et mystiques posées sur des musiques aux fortes influences disco.
 
Toutes les deux ont une forte culture rock commune et une voix grave qu’elles modèlent parfaitement. Comme les artistes féminines des années 60 et 80, elles puisent dans leur propre expérience pour écrire leurs chansons. Au premier rang desquelles se trouvent leurs histoires d’amour, plus ou moins apaisées. Clara comme Flora se dirigent vers une carrière solo, après avoir connu l’expérience du groupe.
 
J’ai découvert Fishbach en live au Fnac festival l’été 2017 et j’ai surtout été impressionnée par sa présence scénique. J’attends de voir Clara Luciani en concert en avril 2019 avant de me prononcer totalement mais je crois qu’elle a un sacré potentiel.
 
 

Un charisme magnétique

 
Paris, juillet 2017. Je venais d’achever un ultime stage avant de repasser un examen déjà évoqué en ce blog. Peu décidée à quitter deux amis et collègues trop précipitamment, nous avons pris le chemin du parvis de l’Hôtel de ville de Paris pour voir The Pirouettes. Et là, après leur prestation, elle est apparue. Tout de noir vêtue, une paire de lunettes enfoncée sur le nez la protégeant des rayons de la fin de journée. Flora est entrée en scène. La noirceur de sa tenue ne pouvait rivaliser avec la noirceur de ses paroles. Malgré les thèmes peu joyeux, tournant autour de la rupture, du deuil et du combat, je n’avais d’yeux que pour elle. Elle vivait ses chansons avec une intensité exceptionnelle. Parfois théâtrale, elle n’en sonnait pas moins juste et a livré une performance envoutante pendant tout son set. A partir de ce moment, elle s’est invitée dans mon environnement musical, avec plus ou moins d’assiduité selon les périodes.
 
Pour Clara Luciani, j’ai écouté certaines de ses interviews et regardé la plupart de ses clips. Je la suis également sur les réseaux sociaux et elle présente une personnalité pour le moins riche. En plus, pour ne rien gâcher nous avons toutes les deux la même mâchoire carrée. Or, l’identification dans une obsession musicale, ça compte.
 
 

Un choix de thématiques contemporaines mais intemporelles

 
Ces deux artistes sont de ma génération et c’est sans doute la raison principale pour laquelle elles me touchent autant. Elles ont certes traversé des évènements que je n’ai pas vécu comme la vraie douleur d’une rupture et les étapes qui s’en suivent, mais elles dressent un portrait de femme qui résonne en moi. Justement parce qu’il s’écarte, dans une certaine mesure, des stéréotypes et m’interroge sur la notion de féminité.
Toutes les deux puisent dans la mélancolie pour s’exprimer mais le spectre de la mort est bien plus présent dans le répertoire de Fishbach.
 
Finalement leur thème central reste l’amour, qu’elles chantent sous les formes les plus personnelles mais qui reçoit un écho universel.
 
 
Quoiqu’il arrive, je pense que ces deux artistes n’ont pas fini de faire résonner leur voix et d’alimenter nos peines et nos joies. Flora est actuellement en train de tourner dans l’adaptation en série de King Kong Theorie de Virginie Despentes tandis que Clara est en tournée, notamment des festivals et a commencé l’écriture de son deuxième album.
Reines de leur propre univers, elles représentent pour moi le meilleur de la chanson française actuelle.
 

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