Un beau voyage de fiançailles

Grande roue du port de Montréal
Port de Montréal – Février 2019

Ici débute le récit de 10 jours en amoureux dans la Belle province. Me faire découvrir le Québec en hiver était l’objectif de mon bien-aimé lorsqu’il a réservé nos billets d’avion aller-retour pour Montréal. C’était son objectif principal, mais aussi un prétexte pour une plus grosse surprise dont le suspense n’existe pas tellement puisque le titre vous fournit un indice plutôt colossal. Oui, définitivement les surprises ce n’est pas mon truc.

Le Québec et nous, c’est un beau roman, c’est une belle histoire. Mon amoureux y a passé six mois en 2012 dans le cadre de ses études, à Chicoutimi exactement. Il a d’ailleurs bien failli y rester, tellement il s’y plaisait. Moi telle une femme de marin j’ai moins bien vécu l’expérience mais j’ai eu la grande chance de pouvoir le rejoindre pendant son séjour afin de fêter son anniversaire. Nous y sommes retournés deux ans plus tard, à l’été 2014. Nous y avions notamment fait du canoë en hommage à Pocahontas, Flit et Meiko dans le parc national de la Mauricie.

Cette fois, nous sommes partis 10 jours découpés en quatre temps. Nous sommes restés deux nuits dans la banlieue de Montréal, puis cinq nuits au bord du lac Taureau, deux nuits à Québec et enfin deux dernières nuits à Montréal avant de reprendre l’avion pour la France.

Retour pour trois petits jours à Montreal : ville cosmopolite

Vue du Mont-royal
Moon-real

La règle d’or qu’il faut garder en tête quand on arrive en février à Montréal est assez simple : Sortez couverts ou perdez vos doigts. Clairement, en fonction du temps, on peut ressentir une atmosphère particulière en hiver. Cette ville a les atouts d’une ville moderne, avec ses grands buildings et ses artères géométriques. Le charme des villes européennes avec des quartiers pavés, ornés de jolies devantures de boutiques et de restaurants très différents vient s’y ajouter. Cerise sur le gâteau, elle possède en sous-sol tout un réseau de transport et de shopping dans lequel se terrent les autochtones par grand froid. Les habitants de Montréal sont un peu des petites taupes l’hiver, ne vous étonnez pas. D’autres choisissent plutôt l’option cigogne en migrant au soleil dès que les premiers flocons pointent le bout de leur nez.

A l’instar des autres grandes villes occidentales, on trouve à Montréal la plupart des cultures culinaires. Le brunch occupe une grosse place dans les habitudes des Montréalais et même si le café goûte souvent plus le jus de chaussettes, à l’américaine, on aurait tort de se priver des tartines copieuses végétariennes ou non et des desserts arrosés au sirop d’érable. Inutile de vexer l’emblème du pays !

Où manger ?

  • L’Usine à Spaghetti dans le vieux Montreal (273 Rue Saint Paul Est Montréal, QC). Rien à voir avec la nourriture québécoise puisqu’il s’agit d’un italien mais après une matinée de patin à glace, un bon plat de pâtes n’avait pas de prix. La formule buffet d’entrée et plat de pâtes est abordable et l’accueil sympathique.

Pour dormir dans la région de Montréal, nous avons squatté chez nos cousins qui ont une adorable petite maison et qui ont eu la générosité de nous la prêter pour la durée de notre séjour. Toutefois, l’offre d’hébergement à Montréal et aux alentours doit être aussi riche que partout ailleurs. En fonction de votre budget, vous pouvez dormir dans un hôtel, en auberge de jeunesse, dans un Airbnb ou chez l’habitant. A vous de choisir ce qui vous convient le mieux.

Pose de couple sous la roue
Gwendal et Marina à la fin de leur programme libre.

Comme je le précisais précédemment, les deux premières fois, j’avais arpenté les rues de cette ville sous le soleil et des températures plutôt agréables. Nous avions pu déguster des glaces au sirop d’érable, donner à manger aux cygnes du lac du vieux-port et visiter le chouette jardin botanique de Montréal, situé du côté des infrastructures des jeux olympiques et à côté de l’observatoire que je vous recommande également.

Cette fois-ci, la glace nous l’avons foulée de nos pieds, le lac des cygnes avait laissé place à une patinoire trop chouette, où nous avons pu perfectionner nos back flips et nos triple loops piqués en paix, entre deux sessions de classes de « lycéens » montréalais subjugués par nos talents. Nous avons aussi brillamment résolu un Escape Game sous le thème du Cluedo chez Ezkapaz avec nos cousines, au chaud, à défaut de déambuler paisiblement parmi la végétation du jardin botanique. Une seule chose est fausse dans ce résumé, je vous laisse deviner laquelle…

Street Art dans les rues de Montréal

Courageux et bien couverts nous avons atteint chacune de nos activités en traversant plusieurs quartiers de la ville. Malgré le temps maussade, nous n’avons pas choisi l’option ville souterraine car cela ne correspondait pas à notre itinéraire. Ne la ratez pas si vous n’y êtes jamais allés, ça vaut le coup. Cela nous a permis de débusquer quelques jolis éléments de street art mis en valeur par la neige et sa froideur. Ils étaient d’autant plus remarquables que le quartier dans lequel ils se trouvent n’est pas forcément le plus charmant et le plus animé, en hiver en tous cas, de Montréal.

Nous n’avons pas tellement découvert la ville le soir et la nuit pour plusieurs raisons. D’ordinaire nous ne sommes pas des oiseaux très nocturnes, et puis nous avons pris le parti de passer nos soirées en famille puisqu’on ne se voit pas souvent. Je suis persuadée que Montréal recèle de centaines d’opportunités de faire la fête.

Nous avions d’ailleurs envisagé d’assister à un spectacle de stand up, dont la culture est fortement développée au Québec mais finalement cela ne s’est pas fait. Si vous êtes fan de jazz, Montréal accueille également tous les ans le festival mondial de Jazz. Cette année il aura lieu du 28 juin au 7 juillet.

Après cette première prise de température, moins choquante qu’attendu, nous avons pris la route vers le nord ouest, direction Saint-Michel-des-saints et le Lac Taureau.

Retraite cotonneuse de cinq jours au lac Taureau

Accueil des Condos du Lac Taureau
Les Condos du Lac Taureau

Difficile de faire mieux pour se ressourcer, découvrir les grands espaces québécois que ce complexe hôtelier idéalement placé et bucolique. Du bois, du calme et de la neige au bord d’un lac : la définition du paradis pour mon chauffeur de l’extrême. C’est bien simple, pendant cinq jours nous n’avons pas utilisé une seule fois la voiture de location. Même pas pour aller chercher à manger.

La qualité des différentes formules culinaires était au rendez-vous et si les tarifs n’étaient pas forcément donnés, des formules permettent de s’en sortir de façon raisonnable. Du petit-déjeuner très riche sous forme de buffet au snack du midi proposé par le bar de l’auberge jusqu’aux deux formules du soir, buffet ou table d’hôte, tout était à la hauteur du cadre.

Souvent nous prenions un petit déjeuner copieux, en fonction de notre faim nous prenions un grilled cheese ou une salade en début d’après-midi et le soir nous alternions entre buffet et table d’hôte. Vu ce qu’on a pu dépenser en énergie dehors le matin et dans la piscine de l’hôtel l’aprem, l’équilibre était plutôt bon.

Promenade en forêt enneigée
Follow the red panda

En plus d’être chaleureux et une bonne adresse pour les gourmets, les Condos du lac Taureau étaient peu peuplés en cette période de l’année. En revanche, il y avait quand même beaucoup, trop, de français un peu relous. Nous avons été agacé par certains qui riaient bêtement de l’accent québécois ou se plaignaient du froid. J’ai résisté plus d’une fois à leur conseiller d’aller plutôt dans les Antilles s’ils n’étaient pas satisfaits de leur sort. Puis je ne sais pas vous mais ça m’embête toujours un peu d’entendre des compatriotes quand je voyage loin, comme si le familier annulait le bénéfice de l’éloignement et du dépaysement recherchés.

Pendant ces cinq jours, nous avons vécu des aventures très riches et rafraîchissantes. Nous avons débuté notre séjour par une promenade en raquettes sur le lac gelé. Plus précisément, nous avons fait le tour d’une île de sapins. A l’abri du vent pendant les trois quarts de nos pérégrinations, nous avons pu chanter tranquillement puisque nous étions seuls. Cela aurait pu être l’occasion idéale pour faire une demande en mariage… Après cette balade, nous avons profité des joies du spa et alterné entre les jaccuzzis et les piscines intérieures et extérieures.

Balade en chiens de traineau
« Snoop Doggy Dog qu’est-ce qu’on attend ? »

Le lendemain nous avons testé le fat bike. Ce gros vélo qui est censé rouler dans la neige, m’a rendu chèvre ou caribou pour faire local. Nous avions loué une heure de matériel et nous avons rendu les casques et les crampons… au bout de vingt minutes. L’abandon par K.O…

Heureusement, l’après-midi mon rôle consistait simplement à tenir assise dans un traineau tracté par 8 chiennes surentraînées et guidée par l’amoureux improvisé « musher » le temps d’une heure. Nous avions pu repérer à pied le parcours dans la matinée et cela nous a permis d’en profiter au maximum. En plus le beau temps était au rendez-vous ! Nous avons fini ensuite notre journée à la piscine (c’est d’ailleurs devenu une routine).

Selfie en moto-neige
Attaque de yéti imminente

Le lundi après un petit-déjeuner copieux nous avons pris possession de la moto-neige pour la journée. Nous avions quartier libre dans les environs du lac pour parcourir les différents chemins. En dehors de la température très basse, le temps était toujours avec nous. Malgré quelques problèmes d’orientation, la balade fut mémorable et nous a permis d’admirer de magnifiques paysages.

Mardi restera une sorte de bulle givrée de bonheur en tant que cadre éternel d’une demande en mariage parfaite. Nous avons passé la matinée derrière six chiens de traineau avec pour seule compagnie l’éleveur avec lequel nous avons beaucoup échangé. C’est d’ailleurs l’un de nos rares échanges durant notre séjour.

En effet, pendant ces cinq jours au lac Taureau, rien autour de nous n’existait, encore plus cette matinée. C’était lui et moi contre le monde entier, la sensation de n’avoir besoin de personne d’autre pour passer d’excellentes vacances. Nous étions vraiment dans une harmonie amoureuse. De celles, éphémères, qu’on essaye ensuite de retrouver perpétuellement. Alors évidemment, l’ambiance était propice à une demande en mariage. Je ne m’étalerai pas sur les conditions de celle-ci ici, j’ai un projet parallèle à ce sujet mais sachez simplement que c’était à l’image de toutes ces vacances, absolument chaleureux et inoubliable.

Les condos du Lac Taureau vue de jour
Carte postale – Lac Taureau

Cet appel de la forêt et du lac, contrairement à notre amour, n’était pas éternel. Nous avons donc quitté la quiétude du lieu le mercredi matin pour retrouver la vie urbaine. Nous sommes repartis sur les routes, la tête remplie de souvenirs blancs, d’aboiements enjoués et de trébuchages intempestifs dans la poudreuse. Cette dernière venait d’ailleurs d’être renouvelée la nuit même par une tempête de neige qui nous a suivi sur tout le trajet vers la ville de Québec.

J’ai oublié de le préciser mais nous avions loué une voiture à l’aéroport pour toute la durée du séjour. C’est toujours pour nous une évidence dans la mesure où mon mec aime conduire et que les trajets sont toujours l’occasion pour nous de discuter de choses et d’autres et aussi de chanter en boucle les chansons d’Hercule et de Mulan, dont mon fiancé ne connait que les refrains mais au moins il fait les coeurs.

Québec, la romantique pour la Saint-Valentin

J’ignore d’où vient cette manie de nommer une ville comme une région ou un pays. Les québécois avaient sans doute une bonne raison comme les Luxembourgeois mais ils ne nous facilitent pas la compréhension.

En plus d’être inscrite au patrimoine de l’UNESCO, Québec est la seule ville fortifiée d’Amérique du nord. Respect. Si Montréal est trop moderne et trop grande pour vous, vous préférerez sans doute Québec car elle est de taille plus modeste et ressemble davantage aux villes européennes que l’on connait.

Quartier du Petit Champlain à Québec
Derrière le Chaudron Baveur, le chemin de Traverse.

Nous sommes arrivés à notre hôtel dans l’après-midi après avoir traversé une ville plutôt enneigée et difficile d’accès de ce fait. Une fois nos bagages déposés, nous nous sommes promenés dans le centre ville et dans le quartier du petit Champlain. Comme la tempête avait sévi toute la nuit et continuait de faire tomber sa pellicule cotonneuse, le paysage était lunaire. Nous étions un peu fatigués de notre trajet et nous avons soupé tôt dans un italien. C’était un peu notre option de facilité, les restos italiens quand on ne souhaitait pas faire local.

La ville était décorée à l‘occasion du carnaval de Québec et nous avons pu admirer de nombreuses et impressionnantes sculptures de glace à l’effigie de personnages de la pop culture (les Simpsons, des Ewoks, Charlie de Où est Charlie…).

Où dormir ?

  • Hôtel Champlain (115 rue Sainte-Anne, Québec). L’hôtel est idéalement placé et la chambre nous a apporté le confort nécessaire pour rester deux nuits. Les seuls points négatifs étaient la moquette et le petit-déjeuner que nous avons pris le deuxième matin et qui n’était pas à la hauteur du reste. Nous étions étonnés qu’il reste de la place puisque nous y étions pour la Saint-Valentin et au moment du carnaval.

Où manger ?

  • Sapristi Champlain (24 Boulevard Champlain, Québec). Restaurant de chaîne italien à la qualité plus que correct. Le service était très agréable et les plats choisis servis rapidement et très raffinés.
Plaines d'Abraham à Québec

Le jour de la Saint-Valentin s’est déroulé tranquillement au rythme de notre redécouverte des différents quartiers touristiques de la ville. Nous avons déambulé dans la neige et dérapé sur le verglas à de multiples reprises sans pour autant tomber. Pour moi c’est un exploit. Nous avons passé pas mal de temps à errer paisiblement sur les plaines d’Abraham, grand parc verdoyant l’été et enneigé au moment où nous y étions. Avant cela nous avions pris un petit déjeuner copieux en centre-ville dans une très bonne adresse.

Où petit-déjeuner ?

  • Au bonnet d’âne (298 rue Saint-Jean, Québec). Dans un cadre vintage, empli d’objets chinés et de vieilles photos d’école, la carte est adaptée à tous les appétits et les produits sont bons. Un endroit très charmant à tester au plus vite. En plus, il est un peu excentré et la plupart des clients étaient des locaux ou semblaient l’être.

L’après-midi, le soleil a pointé ses rayons et nous avons apprécié ce petit signe astral. Après un petit détour à l’hôtel pour changer de chaussettes, nous avons soupé dans une adresse touristique mais locale et de qualité à l’occasion de la Saint-Valentin.

Où diner local ?

  • Aux anciens canadiens (34 rue Saint-Louis, Québec). Situé parfaitement, derrière le château Frontenac, ce restaurant propose de délicieux plats de gibier principalement. J’ai tout de même choisi une option végétarienne, par envie, qui était très gouteuse. Tout était agréable mais le service était un peu trop appuyé, surtout pour un repas de Saint-Valentin où on aspire à être tranquilles à deux.
Carnaval de Québec et Château de glace
Square or round, choose well.

Nous avons fini notre journée de Saint-Valentin du côté des festivités organisées pour le carnaval. A cette occasion, des artisans plus que talentueux ont oeuvré à la mise en place d’un grand château de glace contenant de nombreuses sculptures de glace elles aussi. Pour parfaire l’installation, un système de jeux de lumières a été créé et cela conférait à l’endroit une atmosphère magique et impressionnante. Nous avons beaucoup aimé déambuler dans les dédales du château, admirer le travail de ces artistes et nous avons même mangé un chamallow préalablement grillé. Pour le reste des activités proposées, il fallait souvent repayer en plus du droit d’entrée général et il y avait peu d’options qui nous tentaient. Nous sommes donc rentrés à pied à l’hôtel afin de profiter encore un peu de la sérénité de la ville de nuit.

Le lendemain après un petit-déjeuner frugal à l’hôtel, nous avons replié bagage et repris la route du retour vers Montréal afin de retrouver la famille de mon amoureux pour leur annoncer la nouvelle de nos fiançailles.

Fin du séjour et fiançailles immortalisées

Shooting d'amoureux en forêt

De retour dans la région de Montréal, nous avons passé notre après-midi en compagnie d’une de nos cousines dans un joli café pendant que son mari cuisinait des gâteaux pour le soir-même. Ils recevaient en plus de nous, une famille d’amis avec qui nous avons passé une excellente soirée à manger de la poutine, découvrir le jeu de société les Colons de Catan et discuter de voyage et de mariage, les deux sujets du moment.

Le lendemain nous étions chez une troisième cousine et son mari, à Sainte-Madeleine avec toutes ses soeurs et leurs maris respectifs ainsi que la tante de mon amoureux pour un brunch qui a duré toute la journée. Nous avons eu le plaisir de vivre notre premier shooting en l’honneur de nos fiançailles. Etonnamment pour une première fois, cela s’est bien passé, grâce au talent de nos photographes.

A la nuit tombée, nous avons initié la famille au jeu du loup-garou et les trahisons familiales ont enthousiasmé tout le monde. Tous les ingrédients étaient réunis pour que la fin du séjour soit conviviale.

Coucher de soleil sur la neige

Après un dernier petit bol d’air frais (environ -10°) sur les hauteurs de Montréal en compagnie d’une partie de nos cousines, nous les avons quitté sans trop de tristesse puisque nous avions désormais la certitude de les revoir au moins à notre mariage.

Le vol de nuit du retour s’est passé sans heurt. Le décalage horaire et le pic de température de presque 30 degrés nous ont en revanche un peu frappé en pleine face. Le Québec occupe une place de plus en plus importante dans notre relation et ce voyage n’a fait que renforcer nos liens. Qui sait un jour peut-être ferons-nous le choix d’y vivre plus longtemps…

Je vous prie d’excuser la longueur de cet article. J’ai essayé de restituer au mieux les émotions et les aventures que nous avons traversé. J’espère que vous y trouverez un quelconque intérêt et vous souhaite de vivre des voyages aussi riches que celui que nous avons vécu.

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